Les pretres

Le prêtre chargé d'une paroisse portait le nom de presbytère, rector, sacerdoce ou curatus, curet ( surtout après 1300 ), ils étaient choisis par l'abbaye et institués par l'évêque. Il semble qu'ils étaient recrutés au sein du clergé séculier et étaient aidés par des clercs sacristains. L'abbaye percevait les revenus paroissiaux, le prêtre recevait un traitement, sa fixation donna lieu à d'innombrables conflits. Les revenus paroissiaux étaient : la dotation foncière, les dîmes et le casuel c'est à dire les offrandes reçues à l'occasion des baptêmes, mariages, décès...

Si la communauté paroissiale sort de l'ombre, c'est à cause de questions d'ordre matériel. Tenus de participer à l'entretien du sanctuaire, les paroissiens exigèrent en 1299, un juste partage du coût de certains travaux, avec les moines.

Les fabriques d'églises firent leur apparition, un certain nombre de paroissiens étaient chargé avec le prêtre de veiller à l'entretien du sanctuaire et par la suite à toute la partie matérielle.

¯ Le premier prêtre connu à Wihéries s'appelait jean, curé en 1324.

¯ Messire Adan prêtre à Wihéries le 22 octobre 1298.

¯ Gilles Vituli alias Delveau, curé propriétaire à Wihéries en

1392, en 1398 il devint chanoine de Saint-Germain à Mons.

¯ Sire Jehan le Moisse curé à Wihéries en 1513.

¯ Sire Pierre Ghernelle ou Grenet, curé de Wihéries en 1396.

¯ Sire Nicolas Mariaul, curé de Wihéries dans le courant du XVI ème siècle.

¯ Antoine de Brias, curé de Wihéries en 1656 et en 1668.

¯ Pierre Cavre, curé vers l'an 1670, il fonda deux obits et une messe avec procession pour tous les jeudis de l'année.

¯ J. Boulanger, curé en 1685.

¯ Maître Laurent Lenglé ou Lenglez, né à Binche, curé de Wihéries en 1694 et en 1712.

¯ Robert Joseph Bernier, naquit à Angre en 1686. La famille Bernier est une des plus représentative du pays Dourois. Certains membres se sont illustrés dans les arts, d'autres dans les ordres religieux. On trouve Théodore Bernier et son fils Charles parmi cette grande famille. Robert Joseph Bernier fut appelé dans sa jeunesse auprès de son oncle Jacques Bernie en ce moment, chapelain de Notre-Dame de la Fontaine au Roeulx celui-ci, émerveillé des qualités de son neveu, l'envoya suivre ses premières études au collège des Jésuites à Mons, le célèbre collège d'Houdain, où il se distingua.

Il se fit inscrire à l'université de Louvain, et il obtint un canonicat à Soignies en 1713. On le dépêcha comme curé de Wihéries en 1713.

Ses démêlés avec les abbés de S t Ghislain sont restés célèbres,

les actes sont toujours visibles aux archives de l'état à Mons. Bernier se plaignait entre autres de la trop grande voracité des gens en place, ne laissant pratiquement rien au curé ni aux gens de Wihéries, pour vivre.

Déplacé, on le nomme doyen du décanat de Bavay, ce qui le fait taire un moment.

En 1742, il devint résidant et curé à Erquennes jusqu'au 13 juillet 1754, date de sa mort. Dans son testament, ( dont une copie se trouve à la cure de Wihéries ) il crée une bourse d'étude de 300 livres annuelles en faveur de ses parents, des jeunes d'Angre, d'Audregnies et de Wihéries qui se destinaient à l'étude de la philosophie et de la théologie.

Il possédait une très belle bibliothèque qui fut dispersée à sa mort.

Son épitaphe était encore visible en l'église d'Erquennes où il reposait : «  Ici repose le corps de Maître Robert Bernier, en son vivant doyen de la chrétienté du district de Bavay, curé de Wihéries 29 ans et à Erquennes 12, où il trépassa le 13 juillet 1754 âgé de 68 ans.

Il s'est comporté dans le ministère ecclésiastique et en tout avec honneur et louanges  ».

¯ Toubeau, curé de Wihéries en 1742, on possède de lui une lettre envoyée fin juillet 1742, au curé de Silly ; il réclame à son Altesse sérénissime d'Autriche, une augmentation générale de compétence pour les curés du Hainaut autrichien conforme à celle des curés du Brabant et de Flandre dont la moindre est de 400 florins, outre la maison pastorale, le presbytère, etc...

¯ Vince, curé de Wihéries en 1747.

¯ Jacques Joseph Lagache, né à Cambron-Saint-Vincent, curé de Wihéries en 1763, en 1776, il fut transféré à Villerot ou il mourut le 28 décembre 1798 à l'âge de 80 ans.

¯ Charles Augustin Dujardin, curé de Wihéries en 1776, il fut transféré à Blaugies en 1781, il décéda le 9 juillet 1815.

¯ Jean Baptiste François Tourneau, né à Mons, curé de Wihéries en 1781, transféré à Quévy en 1786, où il décéda en 1797.

¯ J-J Paul de Steenkerque, curé de Wihéries en 1786, il cessa ses fonctions en 1789.

¯ Pierre Joseph Galopin, curé de Wihéries en 1789, transféré à Husseignies en 1793.

¯ François Joseph Toussaint Petit, curé de Wihéries en 1803, il devint en 1809 curé de Wasmuël.

¯ Ferdinand Joseph Gras, né à Saint-Vaast-la-Vallée le 20 avril 1772, entra dans l'ordre des Carmes-Chaussées sous le nom de P. Gérard. Après la suppression des maisons religieuses, il devint coadjuteur à Blaregnies et Aulnois, vicaire à la paroisse de S te Waudru à Mons, puis à celle de S te Elisabeth, en la même ville.

En 1809, il obtint la cure de Wihéries où il décéda le 9 juin 1831.

•  Victorien Lefranc, né à Binche, le 21 janvier 1804, fut ordonné prêtre à Arras par S.E. le Cardinal de la Tour d'Auvergne le 13 août 1826. Après avoir été vicaire à Ransart et à Dour, il obtint en 1881, la cure de Wihéries.

Ce vénérable ecclésiastique célébra en 1881 son jubilé de 50 ans comme curé dans cette paroisse. A cette occasion, il fut nommé chanoine honoraire de la cathédrale de Tournai.

Il décéda le 28 avril 1882.

¯ Emile François Paulet, naquit à Ellezelle le 31 août 1842, ordonné prêtre par M gr. Labis le 28 mars 1868, il fut pendant 14 ans, le vicaire dévoué de M r. le curé Lefran auquel il succéda en 1882. il mourut à Wihéries le 21 novembre 1888.

Le caractère distinctif de M r. Paulet était la bonté. Cette vertu rayonnait doucement sur son front, on la ressentait dans son regard si carressant et si pur, dans son langage simple et franc, dans tout le désir d'être remplacé par son vicaire.

Ainsi son curé avait-il témoigné le désir d'être remplacé par son vicaire.

Les habitants de Wihéries et le clergé du canton de Dour exprimèrent le même désir auquel M gr . Rousseau accéda volontier.

¯ Emile Joseph Dassonville, né à Estaimpuis le 5 mai 1848, il fut ordonné prêtre par Mgr Dumont le 7 juin 1873. Après avoir été vicaire à Havré, il devint curé d'Ainières en 1883 et fut transféré à Wihéries en 1888, il y décéda le 25 août 1913.

¯ François hugain, né à Givry le 24 avril 1867, ordonné prêtre le 17 décembre 1892, professeur au collège de Kain en 1892, il fut nommé vicaire à l'église Notre-Dame de Wasmes en 1896, puis curé à Blaregnies en 1906, il devint curé de Wihéries le 17 septembre 1913, ou il décéda le 5 octobre 1917.

¯ Paul Lorent, né à Wangenies le 26 mars 1875, il fut ordonné prêtre le 1 er avril 1902, professeur au collège d'Henghien en 1901, il fut nommé vicaire à Han-sur-Heure en 1905 et à S t Ghislain en 1907, il devint curé de Wihéries le 24 octobre 1917 puis fut transféré à Loverval le 4 mars 1925 où il resta en fonction jusqu'en 1939. Il décéda à Wangenies le 14 février 1965.

¯ Henri Delmay, né à givry le 15 août 1874, il fut ordonné prêtre le 4 juin 1898 et devint vicaire à Pattes en 1898, puis à Petit Wasmes en 1900. Curé à Boussu-bois S t Charles en 1912, il fut transféré à Wihéries en 1925 ou il décéda le 14 mars 1928.

Voici une copie d'une note écrite par M . le Curé Tayenne,

retrouvée dans un registre paroissial.

«  Au début de mars 1925, monsieur Paul Lorent est devenu curé à Loverval.

Ce changement a provoqué dans la paroisse des protestations véhémentes qui se traduisirent par des démarches, des lettres collectives (pétitions) en haut lieu. Elles n'aboutirent à rien, ce qui mécontenta vivement les paroissiens qui témoignèrent une hostilité ouverte au successeur, M . Delmay ci-devant curé à Boussu-Bois. Les méchancetés durèrent jusqu'à la mort du malheureux curé, trois ans plus tard  ».

''Page d'histoire, à la honte des paroissiens de Wihéries.,

¯ Zéphir Tayenne, né à Biesnes le 23 février 1880, fut ordonné prêtre le 9 juin 1906, nommé vicaire à hornu en 1906, à Sopignies en 1907, professeur au séminaire de Bonne Espérance en 1909, vicaire à Paturages en 1913, il devint curé de Renlies en 1924, de Wihéries le 20 mars 1928, il fut transféré à Buzet le 3 avril 1935 d'ou il démissionna en 1953. Il décéda à Bonsecours le 5 avril 1965.

¯ Louis Bekaert, né à Audenarde le 7 mai 1887, il fut ordonné prêtre à Malines dans la congrégation des prêtres du Sacré-Cour, le 1 er juillet 1917. Il fut nommé vicaire à Braine-le-Comte en 1925, et à Lessines en 1929 ; il devint curé de Wihéries le 8 avril 1935. Il décéda dans un accident de moto, à Mons le 23 septembre 1962.

¯ Henri Fayot né à quaregnon le 19 août 1921, ordonné prêtre le 30 juillet 150, professeur à l'institut technique d'Ath en 1950, vicaire à la Bouverie en 1952, il devint curé de Wihéries le 29 septembre 1962. Il fut transféré à Jemappes le 2 janvier 1968.

•  Olivier Michaux né à Mellet le 22 octobre 1918, ordonné prêtre le 21 mai 1944, professeur au collège de Chimay en 1944, vicaire à Farciennes en 1945, à Thuin en 1961, curé de Thuin en 1962, il devint curé de Wihéries le 29 janvier 1968, il nous quitta le 6mars 1979 pour devenir curé de Thiméon.

Copyright PL 20-02-2006