Description de l'eglise

L'église de Wihéries est juchée sur un promontoire à une altitude de 95,58 mètres, elle a une longueur de 35 mètres et une largeur de 15 mètres ; c'est un édifice classique en moellons, pierres blanches et briques. Elle fût commencée en 1723 et terminée en 1766. Elle se compose d'une tour en avant corps, d'une triple nef de 5 travées et d'un choeur d'une travée avec chevet à 3 pans.

Les sacristies sont en appentis au nord et au sud.

La tour est de quatre niveaux, accusés par des cordons larmiers, elle est posée sur un soubassement de moellons irréguliers de remploi, doublé d'un épais soubassement en pierres appareillées.

Le portail cintré et clavé est en pierre, recoupé d'un linteau postiche sur piédroits harpés et daté de 1766 sur la clé surmontée d'une petite niche monolithe. Chaînage d'angle en harpes. Ouïes cintrées sous archivoltes continus au dernier étage.

Corbeaux de pierres sous la flèche octogonale à coyau.

Bas côtés en brique à pans coupés sur soubassement à petits moellons de remploi, éclairés par dix fenêtrés cintrées à chaînages alternés.

 

Frise dentée sur bandeau. Haute nef percée de dix oculis clavés en pierre blanche chanfreinée.

Bâtières et versants d'ardoises sur voûtes en voile, recoupées par des doubleaux sur pilastres. Chour éclairé par quatre fenêtres identiques aux autres. Corniche denticulée sous la toiture à croupe. Les voûtes sont avec doubleaux sur culots.

L'intérieur comprend deux rangs de colonnes cylindriques, elles ne sont pas ornées de chapiteaux sculptés, les bases sont relevées, il n'y a dans leurs angles ni griffes, ni pattes. Les voûtes sont cintrées en briques, les arêtes ne sont pas saillantes.

L'autel principal comprend un haut retable à colonnes, pilastres et oreilles sur les côtés. Le tableau représente la mise au tombeau, le Seigneur est descendu de la croix, il est entouré de la Sainte Vierge de Sainte Marie Magdeleine et de Saint Jean ; ce tableau du XVIII ème siècle, qui a coûté 373 francs, serait une copie d'un tableau de Van Dijck exécuté par Spilmakers, peintre anversois.

A droite du chour, du côté de l'Epître, existe un petit retable à fronton brisé, colonnes à chapiteaux corinthiens et oreilles en forme d'anges stylisés ; bois peint du XVIII ème siècle, le tableau représente la mort de S t Eloi, c'est une ouvre de Joachim Desoignies, peintre montois.

A gauche du chour, du côté de l'évangile, un autel semblable à l'autre avec un tableau du XVIII ème siècle représentant la Sainte Famille. Il existe à cet autel, une statue de la Vierge écrasant la tête du serpent et qui repose sur un globe étoilé soutenu par trois pieds en forme de tête d'ange.

La hauteur de cette statue est de 1,40 mètre.

La chaire de vérité est en bois sculpté du XVIII ème siècle représentant, la religion, la foi et la charité ; le pied était décoré de guirlandes de fleurs, l'abat voix était à lambrequins et draperies, bois naturel avec rehaut d'or.

Les confessionnaux et le buffet d'orge sont en chêne et du XIX ème siècle. Les orgues ont été placées par M r Devolder et ont coûté à l'époque 3.300 francs.

Les fonts baptismaux sont une cuve cylindrique avec pied balustre, la base est ronde, le matériaux est de la pierre bleue, ils portent la date de 1.606.

Le 15 mars 1970, ils ont reçu un couvercle adéquat digne de l'ensemble. Il est de cuivre battu surmonté de deux croix entrecoupées, en métal blanc, il a été fourni par la maison Durieu de Kain et a été payé par la générosité des paroissiens pour une somme de 8.000 francs.   

Le banc de communion est à panneaux sculptés et ajourés de style Louis XIV, il porte une inscription gravée sur le devant : « Donné par Philippe Rouneau en mémoire de Marie Thérèse sa fille décédée le 3 novembre de l'an 1.746  ».

Une serrure gothique se trouve sur la porte de la sacristie du côté droit.

Sur le pan coupé sud, a l'extérieur, un cadran solaire porte la date de 1.724, en dessous se trouve une dalle funéraire du père de M r Chevalier Bernard.

La tour de l'église renferme une cloche et une clochette, il y a une inscription sur la cloche 

«  J'appartiens et mes compagnons au village de Wihéries Notre-Dame.

Louise, Simon et Claude de Forest m'ont faites. Wihéries MAY 1774  ».

La plus grande pèserait 700 kilos et la petite 50 kilos.

Copyright PL 20-02-2006