Notre Dame de Wiheries |
La première communauté chrétienne de Belgique, apparaît à Reins au III ème siècle avec la création d'un siège épiscopal, dès le IV ème siècle,Bavai possède également un siège épiscopal. Vers la fin du V em siècle, suite aux invasions barbares, on assiste à un recul généralisé de la communauté chrétienne, et le siège épiscopal de Bavai disparaît. Il faudra alors attendre le VI ème siècle, l'action personnelle de S t Rémi et les efforts des moines, pour voir la christianisation reprendre. Et c'est seulement vers le VII ème siècle que les bourgades et campagnes de la Belgique seront atteintes par le christianisme. Après l 'essor du VII ème siècle, le monarchisme voit s'ouvrir avec la période carolingienne, une crise importante qui ne sera définitivement enrayée qu'au cours du XI ème siècle. Certains historiens situent la possession de Wihéries par l'Abbaye de S t Ghislain, vers 805 après J.C ; Eléphas, parent de Charlemagne, possédait des biens dans tout le canton de Dour, et il en fit don à l'abbaye. Dom Baudry, célèbre historien de Saint-Ghislain, croit reconnaître en lui, le célèbre Eginhart, gendre de charlemagne et abbé de plusieurs monastères dans ce pays ; rien ne s'oppose à ce qu'il ait pris dans la vie religieuse un autre nom que dans la vie civile.A partir de ce moment, le patrimoine de l'Abbaye s'enrichit d'une série de possessions d'un type nouveau : « des Altaria sine persona, a persona tu libera ». Dans un certain nombre de localité, les moines réunissaient désormais entre leurs mains les deux éléments que les canonistes de l'époque distinguaient au niveau des paroisses :
L' Eclesia et l' Altare.Par Eclesia , on entendait l'église paroissiale, avec ses revenus et les droits de patronage, «c' est à dire le droit de présentation du candidat desservant, attaché à cette église ».Et Altare , désignait le titre paroissial, la charge de curé responsable de la paroisse avec les biens et profits affectés à cette charge.L'Abbaye percevait les revenus paroissiaux et choisissait le prêtre en vue de son institution canonique, elle pouvait également refuser les fondations nouvelles dans le territoire paroissial. Par contre, elle devait pourvoir au ministère paroissial, assurer la subsistance du curé et remplir certaines obligations vis-à-vis de l'ordinaire. On verra plus loin que de nombreux curés firent des procès aux abbés de Saint Ghislain qui ne respectaient pas leurs obligations. Quelle que soit sa condition, la paroisse présente partout les mêmes caractères: Un territoire, une église, parfois des sanctuaires secondaires, un clergé attitré, un patrimoine, et une communauté de fidèles. La première mention de l'altare pour le village de Wihéries, doyenné de Bavai, date de 1174. De l'architecture des sanctuaires éparpillés dans les paroisses médiévales, on ne connaît pas grand chose, les bâtiments ont disparus ou ont été rénovés, il est donc très difficile de connaître exactement où se trouvait le lieu du culte du XII ème au XVII ème siècle, mais il faut savoir qu'il existe toujours dans les bâtiments de la ferme « la court », un local qui a put servir d'église au début de l'évangélisation de Wihéries, cette chapelle a encore servi pendant la période qui a suivit la révolution française de 1789. A l'emplacement de l'église actuelle et comme on le verra plus loin jusqu'à la construction de celle-ci, on peut-s'en se tromper affirmer qu'un bâtiment plus petit servait au culte. |
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