La Cense de Wiheries

 

Le bâtiment de la «  cour  » à Wihéries, est situé à l'angle de la rue des chênes et de la route de Quiévrain.

Ancienne dépendance de l'abbaye de Saint Ghislain, c'est un imposant quadrilatère groupant un ensemble de bâtiments du XVII ème au XIX ème siècle, autour d'une vaste cour carrée.

 

Le porche colombier est du XVIII ème siècle, il s'ouvre côté rue par un portail cintré légèrement, surbaissé en pierre appareillées et jambages harpées, abrité sous une toiture d'éternit en pavillon tronqué et à coyau, plantée d'une girouette.

A l'Ouest, le logis originellement de type tournaisien long de 14 travées basses, limité aux angles par des chinages dont subsistent des éléments à l'angle droit.

Bâtisse dénaturé au XIX ème siècle par l'élévation d'un étage au-dessus des 7 travées centrales et par l'aménagement des portions latérales.

Très haut soubassement en moellons équarris.

P orte du XIX ème siècle, reste de bandeau surmontant 9 baies et bandeaux de la corniche dans les parties aménagées.

Bâtière d'ardoises artificielles à croupes et coyaux, éclairées aux extrémités par une lucarne à croupe.

F ace au logis, une impressionnante grange en long ( 45 sur 12 m ), en briques sur soubassement en moellons, datée de 1761 dans une cartouche surmontant une pierre armoirée, représentant les armes et l'écu du prince de Wihéries, un écu surmonté de la mitre et de la crosse.

Le portail Nord est en arc cintré légèrement, surbaissé et à encadrement en harpe.

Le portail sud est à encadrement de briques assises en pierres appareillées.

De part et d'autre, contrefort central à triple retraites et petite ouvertures longiformes. Bâtière d'ardoises à coyaux. Annexe en appentis sur le côté ouest. A l'intérieur on remarque que les poutres sont emboîtées et retenues par des broches en chêne, il n'y a aucun clou ( numérotation romaine ).

D ans le mur donnant du côté de la rue des chênes, à l'intérieur, une pierre porte l'année 1607.

A u nord, belles dépendances en briques sur un soubassement en moellons, percés de petites ouvertures de type tournaisien simplifié.

Porte en arc surbaissé sur pierre d'angle.

Corbeaux en doucines à la corniche.

Côté rue, le mur est aveugle, il est sommé d'une triple frise dentelée. Bâtière d'ardoises et d'éternit, éclairée côté cour, par des lucarnes passantes.

E ntre le porche et la grange, dépendance de même style, en briques sur soubassement en moellons équarris.

Percements remaniés, corbeaux en doucines et bâtière d'ardoises à coyau, percée d'une lucarne.

A u sud, dépendance plus tardive de la fin du XVIII ème siècle ou du début XIX ème , en briques et pierres rythmées par 5 arcades légèrement surbaissées en briques et pierres alternées retombant sur des trumeaux alternés formant piliers.

A l'intérieur, des arcades et à l'extrémité droite de la bâtisse percements à linteau droit.

Double frise dentelée. Bâtière d'ardoises à croupe et à coyau. Lucarne passante.


Dans la cour, diverses dépendances récentes sans intérêts.

Une partie du complexe a servi de chapelle sous la terreur.

Aujourd'hui, il n'en reste qu'une écurie. Deux colonnes doriques supportent le petit édifice, chacune recevant quatre voûtes en berceaux surbaissés. Au grenier, on remarque un système de poutres agencées à l'ancienne, marquant la richesse du lieu.

 

Copyright PL 20-02-2006