Royal Fanfare « L'Union »

 

L a Royale Fanfare «  L'Union  » naquit en 1.864, à Wihéries, village isolé à l'époque dépourvu de toute voie de communication, relié seulement aux communes voisines par des sentiers et chemins de campagne, les habitants n'ayant de distraction que par leur seule initiative.

S'il n'y avait pas encore, à l'aube de 1.864, de société instrumentale, on comptait néanmoins dans la commune quelques musiciens qui s'exprimaient dans les sociétés des villages voisins.

U n jour, à l'occasion sans doute d'une kermesse locale, il se réunirent pour aller donner l'aubade au Bourgmestre, M. B. Chevalier, propriétaire de la ferme «  la cour  ». L'événement plut tellement à la famille Chevalier qu'elle réunit définitivement les musiciens en une société de fanfare constituée sous le nom de «  Fanfare Communale de Wihéries  ». Elle offrit à la nouvelle fanfare son premier emblème et encouragea ses premiers pas de toute sa puissance, de ses relations, de sa grande influence.

La phalange musicale débuta modestement sous la direction d'un musicien-artiste, Monsieur V. Regnart et progressa rapidement en accroissant ses effectifs, de sorte que, non contents de faire partie d'une société instrumentale, les fondateurs imaginèrent de créer en plus et dans le sein de la fanfare, une société chorale surnommée «  La Renaissance  » de Wihéries qui ne vécut malheureusement pas bien longtemps.

Entre-temps, la fanfare s'est développée et le moment est venu de confier ses destinées à un chef de plus large formation musicale. Certains sont persuadés de cette évidence, d'autres voudraient continuer comme par le passé.

Il en résulte une scission qui donne naissance à une seconde société devenue depuis la Royale Harmonie «  La Persévérance  ».

Bientôt, les membres de celle-ci se coiffent d'un béret rouge.

Par opposition, les sympathisants de la fanfare portent un béret bleu.

D'où les appellations largement répandues : «  Les Rouges  » et «  Les Bleus  ».

La fanfare connaît alors d'autres directeurs tels Messieurs Langlois et Baudonck, compositeurs renommés et directeurs de nombreuses phalanges en Belgique et dans le nord de la France.

Conduite ultérieurement par monsieur A. Devrin, chef de musique au 2 ème régiment des chasseurs à pied à Mons, elle triomphe au concours international de Bruxelles, le 18 juillet 1909 en remportant le premier prix à l'unanimité, avec félicitations du jury, en division d'honneur.

Elle est présidée à l'époque par Monsieur H. Libiez, brasseur, qui a succédé lui-même au Docteur J. Duvivier, mort subitement en 1901.

L a Fanfare commence à célébrer son 50 ème anniversaire lorsque le 4 août 1.914, éclate la première guerre mondiale. Un silence angoissé s'installe durant quatre mortelles années, mais dès la soirée du 11 novembre 1.918, les musiciens, sortant les instruments des cachettes, se réunissent sur la place de l'église et font vibrer la Brabançonne, sous la direction d'Henry Lanoy qui, provisoirement, reprend la société en mains. ( Directeur en 1.918 .)


Monsieur R. Vandenbroucke, chef de la réputée musique du 21 ème régiment de ligne à Mons, est alors appelé à la direction de la fanfare qui, à ce moment, compte de 90 à 100 musiciens.

Sous son éminente baguette, les Bleus atteignent leur apogée et enlèvent de haute lutte les premiers prix d'excellence et d'honneur aux tournois provinciaux de Mons en 1.923 et 1.930, au concours de la Louvière en 1.929 alors qu'ils sont confrontés aux meilleures phalanges instrumentales de la province.

En 1.928, la «  Fanfare communale  » de Wihéries est autorisée à porter le titre de « Société Royale ».

En 1.939, Monsieur R. Vandenbrouche s'étant retiré, Monsieur M. Vaute, compositeur et professeur de musique est appelé à le remplacer.

A peine a-t-il donné deux concerts organisés à l'occasion du 75 ème anniversaire que la mobilisation de septembre vient arrêter les festivités.

Et c'est de nouveau la guerre et son morne silence.

M ais, la paix revenue, sous l'énergique impulsion de Monsieur F. Lor, vice-président, l'ensemble se reconstitue, les répétitions reprennent, avec les cours de solfège et d'instruments.

Et la fanfare repart vers de nouveaux succès, obtient de nombreux concerts en Belgique comme en France.

Cette période d'après-guerre connaît une activité intense et amène insensiblement la société à fêter, en 1.964, le centenaire de sa fondation.

La même année, Monsieur Vaute prend sa retraite et est remplacé à la direction par Monsieur Dufrasne, lauréat du conservatoire royal de Mons.

Bien que progressivement décimée dans son effectif, «  l'Union  » s'illustre encore par de brillantes prestations à Valenciennes, Membre-sur-Semois, le Cateau-Cambrésis, Estaimbourg, Maubeuge, le Quesnoy, Bavay...

En 1.976, Monsieur Dufrasne, retenu par ses obligations familiales, cède la direction de la société, successivement présidée par Messieurs Duez, Delhaye et Amand, à monsieur C. Depetris, diplômé du Conservatoire Royal de Mons et brillant finaliste d'un concours international à Moscou.

Quelques mois plus tard, grâce au dynamisme et à la compétence de son nouveau chef, la Fanfare remporte de nouveau lauriers dans le cadre de tournois provinciaux et internationaux d'art musical à Leuze et à Feignes ( 1 ère division )

En 1.979, invitée à se produire au Shape à Casteau, l'union récolte encore de vifs éloges et un diplôme d'honneur décerné par les personnalités présentes.

Ø Concert de Noël 1.999 en l'église de Wihéries

Ø Le 10 septembre 2.000, 11 heures 15, Concert apéritif, musique légère.

Ø Olympic Fanfare

J C Superstar

Ø I do it for you, B. Adams

Ø Melody for Morricone,

Morricone

Ø Go West, Pep Show boys

Ø Hommage à Liénard,

B. Sandras

Concert de Gala le samedi 1 er avril 2.000

En première partie : La Royale Fanfare «  l'union  ».

Deuxième partie : Le jeune groupe les «  Bleuetes » .

Troisième partie ; La Fanfare «  la fraternelle »   de Thulin.

Ø

Concert de Noël 2.000, en l'église de Wihéries.

Cette photo de famille fut prise sur la propriété de Monsieur Valéry Glineur en 1.909.

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