Edouard Coulon

      Sculpteur

Préface :

               Il est des hommes pour qui vivre est synonyme de réussite dans ce qu'ils ont entrepris. Dans son art, Edouard COULON est de ceux-ci.   Son œuvre révélatrice tantôt de nos joies, tantôt de nos peines restera le témoin inaltérable de nos grandes victoires sociales. La richesse et la diversité du travail que nous rencontrons chez Edouard COULON, fascinent le spectateur. Il travaille les matériaux avec la même intensité. Son œuvre est remarquable par son inspiration. Elle n'est pas dérivée de la matière mais au contraire, il la crée. D'une part, elle marque le bois et la pierre de son concept formel et d'autre par, elle interprète cette réciproque par la soumission des volumes. Il mélange le formel et le contenu sans mettre en cause l'autonomie et la valeur propre de chaques matériaux.

Claude Durieux

Député Permanent

 

Avant-propos

La sculpture d'Edouard Coulon reste calme, sereine, équilibrée teintée d'une résonance lyrique, d'une pensée sentimentale. Ses formes diffusent tantôt un sentiment humain, tantôt sa propre pensée.Il taille avec la même maîtrise, le bois et la pierre en respectant l'intégralité du volume et la pureté des lignes.                                  

« Emile Verhaeren lisant »

    (Plâtre patiné)

  

Il fait de son œuvre un dialogue permanent avec le monde pour faire comprendre les liens profonds qui existent entre les hommes et la nature dans sa conception humaniste.

Yvon H armegnies

Député

 

Quand le talent, la matière et l'outil Entament leur symphonie, naissent les lignes, les Formes, les volumes et ici intervient l'artiste qui,au travers de sa sensibilité, les fera vivre et vibrer au rythme de son cœur et de ses passions.

Quoi de plus admirable devant l' immortalité de son art que l'humilité de son créateur.

                                Michel Payen

 

« Maternité »        « La Reine Astrid »

  (Plâtre Patiné) (Buste en plâtre)

 

 

     Bonjour, ma petite statue

de sang, de joie et de chair nue.

     Mon petit double, mon émoi,

je me touche en pressant les doigts.

     Laisse que j'effleure ta joue.

je bois les bulles de ta moue,

Je te palpe avec mes baisers.

       Ne bouge plus. Viens reposer           

sur moi te fatigue endormie ;

     Sois comme ma main engourdie

qui me paraît, restant à moi,

la main d'un autre.

     Je suis toi.

Cécile Sauvage

Rencontre

Une rencontre avec Edouard Coulon est une rencontre riche au plan culturel. L'artiste, le créateur que vous avez face à vous vous transmet immédiatement sa volonté, son soucis de partager la maxime très célèbre : «  L'art pour l'Art  » .

Edouard Coulon etait fort connu à Wihéries, mais aussi à Elouges, à Dour et dans les villages environnants.

Au-delà, ce sont les amateurs d'art en général qui le connaissent. Pourtant il mérite le respect et la considération car toute sa vie fut consacrée à la réalisation d'œuvres qui en ont étonné plus d'un que ce soit par la perfection, la richesse ou la variété.

      «  La menuiserie et plus particulièrement l'ébénisterie, est une tradition dans ma famille. Mon grand-père était menuisier-ébéniste, mon père menuisier et mon oncle entrepreneur en menuiserie, j'étais donc destiné à reprendre l'atelier familial … »

 

«  Mère et enfant  »

  (bois)      

« Le bourgmestre Mulpas »  

  (Plâtre patiné)

  
                         

                                                     

        Son coup de ciseau exceptionnel fit de lui un artiste hors pair et fort demandé ; un artiste qui évolue dans différents styles : Louis XV au Moderne Art en passant par le Chipendael mais jamais en ne négligent sa propre création.

                Mais Edouard Coulon n'est pas un autodidacte, les cours qu'il suivit à l'Ecole des Art et des Métiers de Saint-Ghislain, avant d'être admis aux Beaux-Arts de Mons dont il sortit avec les deux premiers Prix d'Excellence, suivis de la médaille d'argent de la ville de Mons et de bronze de l'Etat, lui permirent d'avoir les base technique indispensable pour son Art si bien qu'il se confondit avec la perfection devant laquelle nul ne peut rester indifférent.

                Sa fidélité au travail du bois, la qualité de ce travail et la valeur artistique de celui-ci en firent en 1964 un lauréat du travail de Belgique en ébénisterie d'Art.

                Par ailleurs, il s'était déjà présenté à deux reprises au prix de Rome en 1935 et 1938, un concours où les critères d'accessibilité sont très rigoureux.

« Mémorial au soldat Britanique »

(bronze) Cimetière de Flénu

                A 82 ans, Edouard Coulon n'avait plus la force physique de ses vingt ans et se réfugia dans la peinture où il excellait dans le portrait. La peinture, c'est son nouveau mode d'expression artistique. Ainsi Edouard Coulon ne nous avait pas caché qu'il avait repris dernièrement des croquis qu'il avait fait à l'Académie dans son jeune temps ;

«  J'agrémente ces croquis à ma façon, je les adapte, ou bien je prends des photos dans les journaux et les revues et là aussi je les intègre dans mon univers  »

            

« Docteur Schweitzer »   

  ( Huile sur toile )

    Le portrait est la seconde force de notre artiste. Il l'a valorisé via les bustes et les sculptures.

Lorsqu' il nous montre les nombreuses photos de ses souvenirs, plus de trois quart de siècle défilent.

                Tout est passé par le bois, le plâtre, la terre, la pierre, une production abondante qu'il serait difficile de quantifier mais qu'il est aisé de qualifier d'exceptionnelle.

                Edouard Coulon aime la modestie, pourtant son art n‘en est nullement le reflet mais bien l'image d'un grand créateur.

Dans son Art, on perçoit autant la rigueur que le désir de bien faire. «  Même quand le travail est fini, je ne suis pas encore content de celui-ci, il avance selon ma volonté, mon inspiration, tout dépend comment je suis disposé, mais quand j'entrevois ce que je dois faire, l'Art alors se déchaîne et l'œuvre se crée  » . Quant à la conclusion, nous la laisserons à un de ses proches amis qu'Edouard Coulon a immortalisé. «  C'est fascinant, on voit le bloc de glaise travailler au fur et à mesure de ses coups de pouces et c'est là que se définit l'artiste  ».

 

 

En fait, Edouard Coulon est un artiste hors pair, un des meilleurs sculpteurs belges   du Vingtième siècle. Il n'est hélas pas assez connu.       

                          Pascal Tierce

 

  - Né à Wihéries le 20 février 1909

  - Artiste sculpteur et ébéniste

  - Lauréat du travail de Belgique

  - Académie des Beaux-Arts de Mons

  - Est représenté dans plusieurs dictionnaires et livres d'Art internationaux (Paris, Rome, Berlin, Monté-Carlo … )

1933

- Médaille d'argent de la ville de Mons et médaille de bronze du Gouvernement.

1968

- Grand prix du 1 er Salon international de Charleroi par l'Académie de Lutèce

1969

- Diplôme d'honneur ( concours palme d'or de Beaux Arts de Monté-Carlo )

1970

- Médaille de bronze de la Haute Académie Littéraire et Artistique de France

1971

- Médaille de bronze de la société culturelle et philanthropique de Nice

1974

- Médaille de bronze et d'or de l'Académie européenne des Arts et Croix de Chevalier

1974 - 1975

- Médaille d'argent et d'or aux 6 ème et 7 ème concours de l'Académie internationale de Lutèce ( Paris )

1985

- Haute Distinction de l'Académie internationale de Lutèce et Victoire de Samothrace ( la plus haute distinction de l'Académie )

Plaquette hors concours de l'Académie européenne des Arts.

 

 

Expositions :

•  Concours de Rome en 1935 , 1938.

•  Pro Arte Musée des Beaux-Arts de Monté-Carlo en 1961 , 1963.

•  Les Arts en Belgique Palais d'Egmont Bruxelles en 1963.

•  Académie internationale de Lutèce.

•  Palais des Beaux-Arts de Charleroi en 1968 , 1969 , 1970.

•  Les Arts en Europe Centre internationale Rogier de Bruxelles en 1964 , 1966 , 1967.

•  Palme d'or des Beaux-Arts de Monté-Carlo en 1969 , 1974.

•  Art contemporain Parc du Château de Beloeil 1970.

•  Académie européenne des Arts Palais des Beaux-Arts de Charleroi en 1974 , 1975.

•  Académie internationale de Lutèce 6 ème et 7 ème concours Paris en 1974 , 1975.

 

Buste en plâtre patiné d'Isabelle et Nathalie Potvin,

de 1985, et signé Coulon.

 

 

Scie à onglet modèle DRGM 263 924 de 1906

dont le grand-père, le père et ensuite Edouard Coulon

se sont servit.